CLK Découverte : D-K.LiTé, le fruit de la rencontre entre deux danseurs

CLK Découverte : D-K.LiTé, le fruit de la rencontre entre deux danseurs

CLK DECOUVERTE – La musique sous un nouvel œil. Nous nous sommes intéressés d’un peu plus près aux danseurs du groupe « D-K.LiTé ». Elle, ancienne danseuse de Malkijah & lui, connu de par ses vidéos sur Youtube. Ensemble, ils ont bien voulu répondre à nos questions qui portent sur leurs parcours respectifs, et sur l’univers de la danse à la Réunion.

D-K.LiTé : un groupe, deux artistes passionnés de danse Réunionnais passionnés de Danse, Dutty et Kpriss.

D-K.LiTé

 

Elle, Kpriss

Danse : Dancehall

Âgée de 29ans, Kpriss nous vient de Saint-Paul. Après quelque pas dans la danse orientale, elle se met rapidement au Dancehall, et plus particulièrement à la discipline « Dancehall Queen ». En 2008, elle débute les concours et est repérée par l’artiste réunionnaise Malkijah. Elle l’accompagne alors sur de nombreuses scènes et plusieurs clips; notamment ceux de New Generation, Pix’l, Kaf Malbar…En 2017 depuis la formation de D-K.LiTé, j’enchaîne shows, clips, spectacles pour enfants et cours de danse.

Devise : Danse ta vie.

 

D-K.LiTé

 Lui, Dutty

Danse : HipHop, House, Dancehall

Âgé de 31ans, Dutty fait sa première rencontre avec la danse au moment du lycée, à Orléans, grâce à un DVD de vidéos de battle de break et de danse debout hiphop. Véritable choc, sa seule idée en tête est de faire pareil… Autodidacte, il apprend un maximum de bases au travers de vidéos de danse et se fait repérer dès son premier cours de danse !

Dès lors, il intègre le Melting Crew, un des groupes de Hip Hop orléanais avec lequel il fait bon nombre de scènes et de concours chorégraphiques. Quelques années plus tard, il valide sa formation HipHop à l’école de danse parisienne KimKan par Thony Maskot.

Dès son arrivée à la Réunion, Dutty intègre l’école de danse Kabaret dans laquelle il enseigne ses premiers cours de dancehall, en sus de ses cours hiphop qu’il enseigne depuis quelques années déjà… A la Réunion, il rencontre David Fonteneau et participe à de nombreuses battles sur l’île. De là, naît sa notoriété au sein de l’île.

Toujours dans l’univers de la danse, Dutty met un pied dans la création avec Céline Amoto de la Cie Artefakt avec qui il performe dans une première choréprahie : KOM. Il se fait alors repéré par Didier Boutiana de la cie Soulcity qui l’engage en tant que danseur interprète dans « Priyer’ si Priyer’ » joué à l’international. Et depuis janvier 2017, il forme avec Kpriss le duo de danseurs interprètes et chorégraphes : D-K.LiTé.

Devise : Le meilleur est à venir.


D-K.LiTé,  UN DUO DE DANSEURS INTERPRÈTES ET CHORÉGRAPHES

CLK.  « D-K.LiTé », un nom original qui vous ressemble. D’où vous est venue cette idée ? Mais avant tout, qui est « D-K.LiTé » ? 

D-K.LiTé. Justement D-K.LiTé fait office de présentation, c’est comme ça qu’on a pensé ce nom, on cherchait à ce que nos deux noms d’artistes y figure. On a donc le D de Dutty, Sébastien Comtois de son vrai nom et le K de Kpriss, Prisca Lauret. Ensuite pour les jeux de mots on peut s’y donner à cœur joie entre : des qualités, dé(2) kalités ou prendre le mot LIT en anglais qui désigne quelque chose ou une action qui est stylée.

Vous êtes plus qu’un simple groupe de danse. Vous êtes chorégraphes pour ouverture de bal, danseurs pour des événements privés – avec Volkswagen Réunion notamment -, professeurs de danse pour particuliers et lors d’événement culturels… Quelle est votre différence, votre spécialité ? Peut-on dire que vous vous êtes spécialisés dans l’événementiel ?

Je pense que ce qui nous caractérise, c’est la polyvalence. On se veut « être à l’aise » dans tout ce qu’on nous propose; et si ce n’est pas forcément le cas à la base, on s’y attelle. Puis, notre force c’est qu’on fait tout nous-même : dans la création d’un show – du mix à la chorégraphie en passant par les choix de mise en scènes -, tout vient de notre imagination et de notre savoir-faire. Et c’est ce qui nous permet de répondre au mieux aux thèmes qu’on nous propose ou impose. A partir du moment où il y a un souhait d’intégrer de la danse à un événement, on répond présents, quelque soit la demande.

2017, UNE ANNÉE DE CRÉATION RICHE EN EMOTION

Rétrospectives 2017 : Que retenez-vous de cette année passée ? 

2017 est bien sûr l’année de naissance de D-K.LiTé , et de tout ce qui en découle. Pour nous, collaborer est un tremplin. Connus et reconnus dans nos domaines respectifs, le fait de travailler ensemble impulse une très bonne dynamique à nos carrières.

De 2017, on retient aussi bien nos premiers contrats en tant que D-K.LiTé, que la force et le soutien que l’on reçoit sur les réseaux. Nos meilleurs moments : à chaque fois que l’on travaille ensemble pour la première fois dans un domaine particulier, comme le premier show, le premier clip… D’ailleurs, chaque rencontre avec des professionnels ou des artistes est enrichissante. On pense notamment a Kail avec qui on a performé au FLORILEGE.

Quant aux pires moments 2017, on n’en a pas vraiment eu. Uniquement quelques déceptions, comme l’annulation d’un événement à la dernière minute. Mais rien qui nous barrera la route !

2018 ET DES PROJETS

Quels sont vos objectifs et projets pour 2018 ? Vous pouvez lâcher quelques scoops ?

D-K.LiTé

Spectacle MALOYA FUSION

Pour 2018, on souhaite continuer sur notre lancée, mettre à profit les bases qu’on a installé et se faire connaître du plus grand nombre. Nous sommes actuellement en collaboration avec une grande marque réunionnaise pour animer des événements toute l’année.

Et D-K.LiTé propose notamment, dès maintenant, un spectacle urbain ancré dans les traditions locales.

Spectacle intitulé »MALOYA FUSION », par D-K.LiTé

LA DANCEHALL À LA RÉUNION 

Vous vous êtes spécialisés en Dancehall. Aujourd’hui, la tendance tourne plutôt vers les danses latines, le reggaeton. Comment prévoyez-vous l’avenir de la dancehall ? Peut-elle être revisitée ?

La dancehall est loin d’être dépassée. On peut encore en ressentir l’engouement. La perception des gens face à ce phénomène a juste, selon nous, changé et elle tend à s’affiner.

De plus en plus de réunionnais font la différence maintenant entre les « danses de gyals » qu’on voit dans les clips (dancehall queen) et le « dancehall de steps mixtes » qu’on pratique; même si beaucoup de chemin reste à parcourir.

La revisite du dancehall se fait constamment : de nouveaux steps sont créés tous les jours partout ailleurs dans le monde, et les énergies et les flows évoluent. Les nouveaux médias cassent les frontières et beaucoup d’artistes nous influencent, c’est certain. Musicalement, la dancehall est au premier plan à l’international. Et partout où perdure la musique, s’en suit la danse; donc pas de souci à se faire de ce coté là.

LA DANSE A LA RÉUNION, SELON D-K.LiTé

Selon vous, comment se porte le secteur de la danse à la Réunion ? Est-elle (enfin) reconnue ?

La danse à la Réunion est tant reconnue, que non reconnue. Il y a, à la fois des avancées et parfois, une vision archaïque des choses. Médiatiquement, la dancehall est mieux reconnue qu’il y a quelques années, car la danse est un sujet qui intéresse. Professionnellement par contre, on passe d’un extrême à l’autre. En terme de reconnaissance, il y a encore du chemin à faire; mais les choses tend à changer. Beaucoup de danseurs se professionnalisent et offrent des prestations de qualité donc le reste suivra.

En tant qu’artiste, quelles sont les difficultés ? Les avantages ? Quelles sont vos ambitions pour la culture réunionnaise ?

En soi, pouvoir vivre de sa passion est déjà un avantage considérable, même si c’est difficile et que ça demande beaucoup de travail. Parfois, on ne se rend pas bien compte du travail abattu pour un « simple » show de 5 mins : entre la création du mix, la recherche et l’achat des costumes, la création chorégraphique, les heures de répétition, les déplacements… En amont, c’est beaucoup d’investissement moral et physique pour pouvoir être plein d’énergie, confiant et souriant sur scène.

Nous avons le même constat quant aux contrats pour clips : on nous le propose régulièrement mais malheureusement, c’est souvent à titre gratuit. C’est pourquoi D-K.LiTé est très peu vu dans les clips musicaux. A la Réunion, c’est un gros point noir car les artistes n’ont pas cette habitude de payer les danseurs pour les clips et c’est une mentalité difficile à changer. Du coup, on BIG UP Jf gang, Zorro Chang et Rolian !!

Quant à la culture réunionnaise en général, ça nous tient à cœur d’être identifiés comme étant représentants de la Réunion et de sa culture. C’est ici qu’on s’épanouit et c’est à partir de la Réunion qu’on souhaite rayonner, même pour une opportunité à l’export. La Réunion nous inspire et artistiquement, nous nourrit. On y fait toujours référence d’une manière ou l’autre à travers des paysage, des mouvements ou même musicalement…

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D-K.LiTé

 

– Réseaux sociaux

Page Facebook :  D-k.LiTé/ Dutty Kontoy DkLité

Instagram : dutty_974 / kpriss_974

 

D-K.LiTé

– Programmes des cours

Mercredi au Lab (Tampon) : Dancehall à 18h30

Jeudi à la salle municipale de danse de Saint André :  HipHop à 16h30 & Dancehall à 17h30

Jeudi à Urban Sport (Saint-Denis) : Dancehall à 19h30

 

 

D-K.LiTé

 

– Contacts pour événements institutionnels, particuliers, professionnels

Sébastien Comtois aka Dutty : dutty974@gmail.com // 0692 43 78 77

 

 

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